La directive EmpCo prévoit pour le greenwashing un cadre de sanctions allant jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel dans l’UE. En pratique, ce sont toutefois les mises en demeure, les ordonnances de référé et les procédures en dommages et intérêts qui sont les conséquences les plus fréquentes. Cette page classe les quatre niveaux de sanction, présente des décisions de référence et donne des mesures concrètes de réduction des risques.
Dernière mise à jour : 26 mai 2026
De la lettre de mise en demeure à l’amende administrative — les conséquences les plus probables d’une infraction, classées par fréquence.
De loin la sanction la plus fréquente en Allemagne. La Wettbewerbszentrale, les CCI, l’association fédérale des centres de consommateurs et des cabinets spécialisés sont actifs.
Demandée lorsque la mise en demeure n’est pas acceptée ou qu’il y a urgence. Fréquente pour les campagnes TV et les publicités print à fort tirage.
Plutôt pour les grandes entreprises et les infractions systématiques. La charge de la preuve du montant du préjudice incombe au demandeur.
À partir du 27.09.2026 en cas d’infractions systématiques ou de négligence grave. En Allemagne, l’exécution sera vraisemblablement assurée par les autorités des Länder.
La publicité « klimaneutral » sans divulgation de la méthode de compensation sur le même support publicitaire constitue une pratique commerciale trompeuse au sens du Code de la consommation. Jurisprudence européenne de référence, reprise par de nombreuses juridictions.
Voici comment réduire systématiquement le risque de mise en demeure et d’amende — et pouvoir présenter une documentation à décharge en cas de procédure réelle.
La directive EmpCo prévoit un plafond légal de 4 % du chiffre d’affaires annuel dans l’État membre de l’UE concerné. En pratique, les sanctions pour les PME sont généralement nettement inférieures — le montant concret dépend de la gravité, de l’intention, de la récidive et est fixé au cas par cas par l’autorité compétente. Les frais d’avocat en cas de mise en demeure sont plus prévisibles.
Les concurrents, les associations économiques qualifiées (Wettbewerbszentrale, CCI), les associations de protection des consommateurs (p. ex. Deutsche Umwelthilfe, vzbv) et, à partir de 2026, également les autorités de surveillance du marché. Une mise en demeure coûte généralement 1 000–5 000 €.
Les amendes administratives prévues par EmpCo ne s’appliquent qu’à partir du 27.09.2026. Dès aujourd’hui, des tribunaux ont prononcé des dommages et intérêts et des obligations de cessation (BGH Katjes I ZR 98/23, OLG Frankfurt ; en France, la DGCCRF sanctionne les pratiques trompeuses). Les conséquences financières actuelles sont : frais d’avocat, dommages et intérêts et dévalorisation publicitaire.
Oui, dès lors que vous êtes responsable d’une publicité destinée aux consommateurs finaux. Quiconque, en tant que fabricant, fait de la publicité avec des allégations environnementales répond aussi de la publicité des revendeurs — les supports du fabricant (fiches techniques, images, textes) doivent donc être conformes.
En règle générale, une mise en demeure est d’abord envoyée, avec sommation de cesser et de rembourser les frais d’avocat. Quiconque remet la déclaration de cessation et retire l’allégation peut généralement clore la procédure à moindre coût. Quiconque ignore ou tarde s’expose à une ordonnance de référé avec des coûts nettement plus élevés.
Premièrement : un audit complet de votre propre communication. Deuxièmement : une base documentaire dans laquelle la source est consignée pour chaque allégation. Troisièmement : une vérification juridique externe des nouvelles campagnes. Quatrièmement : la surveillance de votre site web pour détecter de nouvelles formulations à risque. Une solution automatisée comme Empcora prend en charge les points 1 et 4.
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Empcora fournit des indications automatisées sur la base de la directive EmpCo (UE 2024/825) et de sa transposition en droit français — Code de la consommation (pratiques commerciales trompeuses) et loi Climat et Résilience pour les allégations environnementales. Il s'agit d'une indication de conformité qui ne remplace pas un conseil juridique individuel. Aucune responsabilité n'est engagée quant à l'exactitude, l'exhaustivité et l'actualité des résultats d'analyse. L'évaluation juridique finale incombe à votre cabinet ou à un avocat agréé.